Après Barbara, dans les pas de Serge Gainsbourg

Ils s’aimaient bien, ces deux-là. Ils avaient à peu près le même âge, ils étaient juifs, ils s’étaient cachés pendant la guerre, ils se trouvaient laids, ils avaient tout deux la pétoche en entrant en scène. Après mon Paris de Barbara, j’ai voulu poursuivre avec Serge Gainsbourg, dont le parcours parisien est très riche, en rive droite comme en rive gauche. Voici, en avant-première, quelques extraits du livre à paraitre bientôt chez Parigramme.

 

jardin serge Gainsbourg.jpg« Il ressemble tellement à cette ville, si belle quand elle accueille ceux qui viennent de partout. » Ainsi parlait Bertrand Delanoë, à l’occasion de l’inauguration du jardin Serge-Gainsbourg à la porte des Lilas. Bien vu. Rarement un auteur-compositeur-interprète à la famille venue d’ailleurs ne se sera autant identifié à la capitale et à son époque, se nourrissant de ses mutations culturelles, laissant son empreinte dans de nombreux quartiers, Pigalle, Saint-Germain-des-Prés, les Champs-Élysées, les Grands Boulevards… Près de trente ans après sa mort, la rue de Verneuil – musée endormi où rien n’a bougé – reste indissociable de son nom. Et sa générosité légendaire perdure dans la mémoire des chauffeurs de taxi, des éboueurs, des policiers, des pompiers, des portiers d’hôtels, des vendeuses, des serveurs, des barmen…

Le « bon p’tit gars » de Fréhel

15, rue Chaptal, 9e

Fréhel 1Le début d’un conte de fées ? À l’angle de la rue Chaptal et de la rue Henner, le café s’appelle Le Coup de fusil[1]. Et la grosse dame s’appelle Fréhel, une légende encore vivante, désormais ravagée par la cocaïne, navigant dans la rue en peignoir à fleurs, un pékinois sous chaque bras. Lucien arbore la croix d’honneur sur son tablier. Pas peu fier, le gamin. Fréhel l’arrête, lui caresse les cheveux et lui dit en substance : « Bon p’tit gars, sage à l’école, viens, je te paye un verre. » Diabolo grenadine et tartelette pour lui, coup de rouge pour elle.

Le gamin ignore qu’elle fut une immense vedette tout autant qu’elle ne peut évidemment imaginer qu’il vendra un jour des millions de disques. Leurs destins présenteront sur le tard quelques analogies. « Et ouais c’est moi Gainsbarre / On me trouve au hasard / des night-clubs et des bars[2] », écrira-t-il. Troublant écho au « Non j’ suis pas saoule / Malgré que je roule / Dans toutes les boîtes de nuit / Cherchant l’ivresse / Pour que ma tristesse / Sombre à jamais dans le bruit[3] ».

Fréhel 2.jpg

Qu’elle était belle, Fréhel, dans ses jeunes années…

Les clés (et le lit) de Salvador Dalí

88, rue de l’Université, 7e

Gainsbourg-Dali

En septembre 1949, Lise doit quitter l’hôtel Saint-Yves, faute d’argent. La femme de Georges Hugnet lui propose alors de s’installer momentanément dans l’appartement de Salvador Dalí dont son mari a la garde. Dans Ouest-France, en 1991, Élisabeth Levitzky évoque cet épisode fondateur du « noir Verneuil » : « Le poète pour qui je travaillais, malade, ne pouvait plus m’employer, je n’avais plus de logement. Sa femme m’a passé les clés d’un appartement que Dalí n’occupait pas. Il y avait des tableaux partout. Lulu, au service militaire, me rejoignait quand il avait une permission. Il avait 21 ans et moi 23. Gala, femme de Dalí, inquiète qu’une jeune femme occupe son appartement, est venue compter les draps. Même pas les tableaux, les draps ! Dalí est venu le lendemain, avec du champagne, excuser sa femme. Il nous a ouvert une pièce, tapissée d’astrakan noir, du sol au plafond. Lucien était suffoqué : qu’on puisse fouler ça aux pieds était merveilleux. C’est de là que lui est venue l’idée, bien plus tard, de tapisser de noir son appartement de la rue de Verneuil [4]. »

La version de Gainsbourg, relatée par Gilles Verlant, est plus romancée : « Elle parvient à mettre la main sur les clefs de l’appartement de Dalí où nous allons : là, fulgurance, un appartement d’une beauté somptueuse. Nous y passons quelques nuits, je tringle la gamine comme un malade dans un grand lit carré de trois mètres sur trois, couvert de fourrure. Le salon était tapissé d’astrakan, je foulais à mes pieds des dessins de Miró, Ernst, Picasso ou Dalí, des toiles non encadrées, la classe… Dans la salle de bains de Gala, il y avait une baignoire à la romaine et des centaines de flacons de parfum, de lotions en tous genres. Il y régnait une odeur de regret, de flash-back, de luxe effréné… J’avais dix-neuf ans, je faisais de la peinture, c’était hallucinant.[5] »

Au cours de sa visite chez Dalí, Lucien dérobe deux petites photos érotiques représentant deux fillettes. Il se les fera voler, à son tour, à la caserne Charras.

En trouvant le titre de Je t’aime moi non plus, Gainsbourg s’est-il souvenu du « bon mot » de son ami Dalí : « Picasso est espagnol, moi aussi – Picasso est un génie, moi aussi – Picasso est communiste, moi non plus. »

Champagne et rupture à l’hôtel Madison

 143, boulevard Saint-Germain, 6e

hotel madison.jpgElle lui en veut d’avoir trahi la peinture. Il lui reproche d’avoir grossi. Et de le tromper. En 1957, dix ans après leur première rencontre, Gainsbourg et Lise Levitzky se séparent. « Le jour de notre divorce, précise-t-elle dans Le Télégramme en 1996, nous avons décidé de fêter notre rupture. Nous avons alors acheté une bouteille de champagne et nous avons été à l’hôtel Madison, à Saint-Germain-des-Prés. Après l’avoir bue, on a fait un mariage gitan : il a brisé la bouteille et on s’est tailladé la main afin d’échanger nos sangs. » En 1967, Gainsbourg retrouvera son ancienne compagne sur le pont Louis-Philippe et ne cessera plus de la voir en cachette, essentiellement pendant ses moments de déprime comme après le départ de Jane. Lise est bien en chair, ce qui n’est pas pour déplaire au chanteur : « C’est un Rubens / C’est une hippopodame / […] Et si j’en pince pour c’t’hippopodame / C’est qu’avec elle j’ai des prix de gros. »

Chez Édith Piaf

67, boulevard Lannes, 16e

piafAlors que les yé-yé occupent tout l’espace médiatique et que les Beatles entament leur fulgurante ascension, Gainsbourg ne parvient toujours pas à savoir qui il est. Chanteur rive gauche ? Jazzy ? Interrogé par La Tribune de Genève, il déplore que ses « bonnes chansons » n’aient aucune audience et que la radio le censure. En novembre 1962, à l’occasion des quarante ans de Raymond Devos, il monte sur la scène du théâtre Fontaine armé d’une guitare électrique en compagnie de Bourvil (piston), Nougaro (percussions) et Guy Béart (guitare acoustique). Dans la salle, Édith Piaf ne le quitte pas des yeux et demande à lui être présentée. Rendez-vous est pris, boulevard Lannes, où la chanteuse demande à Gainsbourg de lui écrire quelques chansons. Il esquive poliment : « Il vous faut des chansons gutturales, qui viennent du ventre, moi je joue avec les mots [6]. » Il quitte l’immeuble de celle qui va mourir quelques mois plus tard… en ignorant qu’une jeune fille de dix-sept ans loge dans une pension de famille à cette même adresse : Jane Birkin.

Birkin jeune

La génèse du 5 bis, rue de Verneuil, 7e

 

Bardot

En novembre 1967, Gainsbourg, désormais riche, se met en quête d’un endroit pour abriter ses amours avec Brigitte Bardot. Recevoir la belle dans son vingt-trois mètres carrés de la Cité internationale des arts, sous l’œil effaré des étudiants voisins, n’est plus possible. Joseph, le père, est mis à contribution : « Lucien veut le 7e arrondissement, rue de l’Université par prédilection. Pas bête, le gars : les maisons sont anciennes, charmantes et… aristocratiques. Encore faut-il trouver quelque chose à acheter…[7] »

 

rue de verneuil.jpgLe « quelque chose » se présente : une petite maison à Saint-Germain-des-Prés à quelques dizaines de mètres de Juliette Gréco. Un rez-de-chaussée – anciennes écuries ? ancienne boutique ? – et un étage un peu biscornu, pas encore reliés l’un à l’autre, sont pompeusement dénommés « hôtel particulier » par l’agent immobilier. Plusieurs acheteurs se pressent mais aucun n’a le privilège de s’appeler Gainsbourg. Ni d’être accompagné par une star. L’affaire est faite ! Philips accorde au chanteur un prêt de quatre cent mille francs sans intérêts ; selon Yves Salgues, celui-ci achète le 5 bis pour huit cent mille francs[8].

Après Je t’aime moins non plus, Brigitte Bardot rompra avec Gainsbourg, lequel, anéanti, renoncera à s’installer rue de Verneuil. Il faudra attendre sa rencontre avec Jane Birkin pour que le 5 bis prenne vie.

Repetto

22, rue de la Paix, 1er

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Après les bottines Carvil du temps des yé-yés, place à la légèreté : « Serge cherchait des gants pour ses pieds, car il avait horreur de marcher », précise Jane Birkin. Elle l’entraîne rue de la Paix pour qu’il glisse son pied nu dans ce chausson de cuir blanc créé par Rose Repetto (sur les conseils de son fils, Roland Petit) en 1947. « Repetto à perpet’ ! » dira Serge Gainsbourg de cet indispensable modèle Richelieu Zizi, généralement en cuir de chèvre blanc, porté hiver comme été, et consommé sans modération, soit environ trente paires par an.

La Recette des impôts

198-224, rue de l’Université, 7e

billet

Ce n’est pas très loin. Gainsbourg se rend parfois à pied au bout de la rue de l’Université avec son chéquier pour régler ses impôts. Rubis sur l’ongle. En 1978, précise Marie-Dominique Lelièvre dans Gainsbourg sans filtre, il établit un chèque de 7 918 975 francs à l’ordre du Trésor public, soit environ 1,3 million d’euros 2019. Profondément citoyen, reconnaissant à la France d’avoir accueilli ses parents, le chanteur règle toujours scrupuleusement ses impôts. « Vers la fin de sa vie, précise Jane Birkin, quand il ne voyait plus très bien, il faisait remplir le chèque par Fulbert et il disait qu’il faisait pleurer Fulbert parce qu’il ne pouvait pas supporter que Serge paye autant d’impôts[9]. »

« Mon premier cachet, relate Gainsbourg, ce n’était pas un cachet, plutôt un comprimé. » Sans doute évoque-t-il sa première prestation au Milord l’Arsouille, en 1958. Trente ans plus tard, il est l’artiste le mieux rémunéré de France. L’argent, chez lui, est ambivalent : il s’en fout et il en veut. Beaucoup. À titre de revanche sur l’insuccès de ses débuts. Après des années de dèche, il applique la maxime de son grand cousin Salvador Dalí, si bien anagrammé Avida Dollars par André Breton : « Dans la vie, il vaut mieux être un tout petit peu milliardaire. »

À la fin des années 1970, Gainsbourg écrit le scénario d’un film qui ne verra pas le jour : Black out[10]. On peut y lire une tirade manifestement issue des tourments de l’auteur : « Ce n’est pas une araignée que tu as au plafond, c’est un scarabée d’or. Ta maladie, je vais te dire, c’est ton fric. Tu en crèves. Tu as tout ce que tu veux à tel point que tu ne veux ni ne désires plus rien. »

Le pétomane chez Gallimard

5, rue Gaston-Gallimard, 7e

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Evguénie Sokolov est un peintre pétomane dont l’affection fait tressauter la main lorsque son ventre se relâche. Habilement exploité, ce handicap lui permet de devenir un des plus grands peintres contemporains. Est-ce l’amitié entre Claude Gallimard et Serge Gainsbourg qui a présidé à la signature d’un contrat en 1973 ? L’ouvrage – sous-titré « conte parabolique » – ne sort qu’en 1980 petit volume de quatre-vingt-seize pages publié non pas dans « la blanche » mais hors collection, sous une couverture grise et noire.

evguénie-279x458.jpgLe 13 janvier 1980, Gainsbourg se rend rue Gaston-Gallimard, qui s’appelle encore rue Sébastien-Bottin, pour déposer son manuscrit enfin terminé. Il s’engage par erreur dans l’entrée des livraisons… où personne ne le reconnaît : « Je remonte un étage ou deux et je me plante devant une gonzesse, une espèce d’Américaine ou d’Anglaise assez sexy, sexe dirons-nous. Je lui dis : “Je voudrais voir monsieur Claude Gallimard.” Elle me répond : “De la part de qui ?”… Putain, j’étais encore une bleusaille en littérature…[11] »

En exergue du roman, Gainsbourg cite Rousseau : « Le masque tombe, l’homme reste, et le héros s’évanouit. » L’œuvre elle-même lui permet à l’évidence de régler ses comptes avec sa passion première. « Le propos est dégueulasse, reconnait-il, mais me permet d’exorciser la nostalgie de ce que je n’ai pas fait en peinture. »

Les critiques seront acerbes. « Ça ne pète pas très haut », lit-on ici et là et Annette Colin-Simard porte le coup de grâce : « C’est le premier roman et espérons-le le dernier qu’écrira Serge Gainsbourg. Le sujet est d’une grossièreté qui dépasse l’imagination. Quant au talent, il est parfaitement nul. »

Jane Birkin, toujours tendre, vole au secours de son ancien compagnon :

« Ce livre, Serge en était très fier. Il avait fait son Benjamin Constant, et il tenait énormément à avoir le nom de Gallimard sur sa couverture. D’un seul point de vue psychologique, le fait qu’Evguénie décide de se gazer avec ses propres flatulences est assez révélateur de l’image que Serge avait de lui-même. On en a beaucoup dit sur l’histoire de ce type qui ne fait que péter et qui se sert de sa maladie pour créer, mais très franchement Serge n’est pas allé chercher loin son inspiration : nous avions à l’époque un chien qui souffrait du même problème…[12] »

L’enlèvement raté de Charlotte Gainsbourg

Place du Panthéon, 5e

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Ils sont trois jeunes gens (de bonne famille) qui tentent, le lundi 9 mars 1987, de voler l’arme de service d’un policier en faction devant le domicile de Laurent Fabius, 15, place du Panthéon. Objectif : compléter l’armement de la petite bande avant de procéder à l’enlèvement de Charlotte Gainsbourg et réclamer au père une rançon de cinq millions de francs. S’ensuit une fusillade entre les policiers et les jeunes délinquants, qui sont arrêtés dans le 13e arrondissement au terme d’une course-poursuite. Charlotte en sera quitte pour vivre quelque temps un peu plus surveillée.

Le Soldat inconnu

place Charles-de-Gaulle

flamme soldat inconnu.jpgPourquoi se servir d’un Zippo quand il y a du feu à proximité ? Le 15 juillet 1980, au cours de l’émission Maman si tu me voyais, Serge Gainsbourg, parfaitement à l’aise, allume une cigarette à la flamme du Soldat inconnu avant de chanter Aux armes et cætera sous l’Arc de triomphe. Un Soldat inconnu qui ne l’émeut guère : « On ne sait même pas si c’est un soldat ou une vache. Ou un Boche[13]. »

Les cocktails du Harry’s Bar

5, rue Daunou, 2e                                                     

bullshot.jpgLe Harry’s bar fut créé en 1911 par un ancien jockey américain, Tod Sloan, qui, soucieux de recréer l’atmosphère d’un bar américain d’avant la Prohibition, se fit expédier les boiseries d’un bar de Manhattan à travers l’Atlantique. MacElhone, le serveur, lui racheta le bar en février 1923, et le renomma « Harry’s New York Bar ». Son fils lui succéda et, en 1960, inventa en hommage à son père le Blue Lagoon.

Pour un amateur de cocktails comme Gainsbourg, le Harry’s Bar constitue une adresse incontournable. Dans un Top à Jean-Pierre Cassel diffusé le 12 mars 1964, il chante en duo avec l’acteur : « Un doigt d’vodka n’serait pas d’refus / Un p’tit baby non plus / Le Harry’s Bar est par ici / Je crois bien allons-y / Lequel de nous est le plus noir / Haha ! Ah ! ouais c’est à voir. »

Dans son (unique) livre, Evguénie Sokolov, Serge Gainsbourg égrène la liste de ses connaissances en matière de cocktails : Lady of the Lake, Baltimore Eggnogg, Too Too, Winnipeg Squash, Horse’s Neck, Tango Interval, White Capsule, Corpse Reviver, Monna Vanna et Miss Duncan…

Le chanteur appréciait le très tonique Bullshot : vodka, bouillon de bœuf, un doigt de Tabasco et tequila. Mettre une serviette sur le verre, taper dessus pour enlever la mousse puis cul sec. Une véritable bombe.

Cimetière Montparnasse

3, boulevard Edgar-Quinet, 14e

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7 mars 1991. Sur le chemin du cimetière, les murs de Paris sont couverts d’affiches. Merci la vie, de Bertrand Blier, avec Charlotte Gainsbourg. Le cortège se dirige vers l’avenue transversale, première section, première division. Huysmans, l’auteur dont le personnage – Jean des Esseintes – a le plus inspiré le chanteur repose à deux dalles. Baudelaire, dont il mit en musique Le Serpent qui danse, n’est pas loin, de même que Tzara, le dada bien aimé.

 

 

 

 

 

 

 

 

[1]. Aujourd’hui L’Annexe.

[2]. Ecce Homo, paroles et musique de Serge Gainsbourg.

[3]. J’ai l’cafard, L. Despax-J. Eblinger, 1926, chantée notamment par Fréhel et Damia.

[4]. Interview de Lise Levitzky dans Ouest-France, ouest-france.fr/lise-levitsky-et-serge-gainsbourg-44-ans-damour-105772

[5]. Selon la femme de Georges Hugnet, Paul Éluard était le seul à posséder un double des clés des pièces personnelles du couple Dalí (dont le fameux salon en astrakan) décrites par Gainsbourg. Lise Levitzky aurait réussi à se les procurer.

[6]. Jane Birkin, propos recueillis par Ludovic Perrin, Le Monde, 2013.

[7]. Joseph Ginsburg, lettre datée d’octobre 1967.

[8]. Les royalties de Poupée de cire lui auraient rapporté trente-cinq millions de francs.

[9]. Jane Birkin, citée par Sylvie Simmons dans Gainsbourg. Pour une poignée de Gitanes, op. cit.

[10]. Le scénario de Black out sera adapté en BD en 1983 par Jacques Armand.

[11]. Franck Maubert, Gainsbourg à rebours, op. cit.

[12]. lesinrocks.com/2001/02/13/musique/musique/jane-birkin-et-etienne-daho-gainsbourg-confidentiel/

[13]. Interview par Bayon dans Libération.